Lettre de motivation ambulancier / ambulancière : exemple et conseils
Une lettre de motivation d’ambulancier convainc un responsable d’exploitation quand elle donne d’abord les faits qui conditionnent l’embauche : le diplôme d’État d’ambulancier (DEA) ou la formation d’auxiliaire ambulancier, le permis B avec l’ancienneté requise, l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance, la date de disponibilité et les gardes que vous acceptez. Elle dit ensuite les transports que vous connaissez (ambulance, VSL, urgences pré-hospitalières, longue distance) et deux ou trois situations vécues.
L’essentiel
- Le métier s’exerce avec le diplôme d’État d’ambulancier (DEA), préparé en institut de formation d’ambulanciers ; l’auxiliaire ambulancier, formé plus brièvement, intervient en équipage ou seul en VSL.
- Conduire une ambulance exige un permis B d’au moins trois ans, ou deux ans en conduite accompagnée, et une attestation préfectorale d’aptitude délivrée après visite médicale.
- Les entreprises recrutent pour un planning de gardes : les nuits, les week-ends, la garde départementale et les amplitudes se disent dès la lettre.
- Transport programmé, urgence pré-hospitalière, dialyse, longue distance, pédiatrie : les équipages et les gestes diffèrent, et la lettre nomme ce que vous connaissez.
- La feuille de route, la prescription médicale de transport et la désinfection du véhicule font partie du métier : les citer montre que vous l’avez pratiqué.
Un premier paragraphe prêt à adapter
Un ambulancier diplômé d’État depuis deux ans, en poste dans une société de transport sanitaire tournée vers le programmé, répond à l’annonce d’une entreprise qui participe à la garde départementale pour un poste en CDI avec gardes de nuit.
Objet : Candidature au poste d’ambulancier diplômé d’État, réf. [référence de l’offre]
Madame, Monsieur,
Votre annonce pour un poste d’ambulancier diplômé d’État en CDI, avec participation à la garde départementale et aux gardes de nuit, décrit les transports d’urgence en lien avec la régulation du SAMU, les transports programmés et l’entretien des véhicules. Titulaire du DEA depuis [année], du permis B depuis [nombre] ans et de l’attestation préfectorale d’aptitude en cours de validité, j’exerce depuis deux ans au [nom de l’établissement], où j’assure chaque jour entre [nombre] et [nombre] transports, dialyses et sorties d’hospitalisation surtout, en ambulance et en VSL, sans sinistre responsable. J’ai effectué mes gardes de week-end en équipage d’urgence et je souhaite y consacrer davantage de temps : c’est pourquoi je vous adresse ma candidature, disponible à partir du [date], préavis compris.
Ce que le recruteur cherche vraiment
Le gérant ou le responsable d’exploitation d’une entreprise de transport sanitaire a des véhicules à faire rouler et des gardes à couvrir. Il vérifie d’abord ce qui est obligatoire : le DEA ou la formation d’auxiliaire, le permis et son ancienneté, l’attestation préfectorale, les vaccins. Il regarde ensuite votre disponibilité réelle : nuits, week-ends, garde départementale, départs tôt pour les dialyses, transports longue distance avec découcher. Il lit enfin votre conduite : un dossier sans sinistre responsable, le respect des temps de conduite, le soin du véhicule. Un ambulancier qui dit ce qu’il a conduit, combien de temps et dans quelles conditions se place devant celui qui parle de passion du secours.
Il cherche aussi quelqu’un qui tient la relation avec le patient et avec la régulation : installer et surveiller une personne fragile pendant le trajet, prendre les constantes, rendre compte au SAMU ou à l’infirmière du service d’accueil, remplir la feuille de route et vérifier la prescription médicale de transport, désinfecter le véhicule entre deux patients. Il sait que la journée alterne transports programmés répétitifs et urgences, et il veut quelqu’un qui tient les deux sans se lasser du premier ni paniquer au second. Une situation précise racontée en deux lignes, un malaise en cours de transport par exemple, lui en dit plus que vos qualités de sang-froid.
Les mots des offres, et la preuve à donner pour chacun
Relevez dans l’annonce les mots qui reviennent et reliez chacun à un fait de votre parcours. Les plus fréquents pour ce métier :
- DEA, auxiliaire ambulancier, permis B de plus de trois ans, attestation préfectorale : vos titres et leurs dates, en une ligne dès le début.
- Transports programmés, dialyse, consultations, hospitalisations : le type de patients que vous transportez le plus et le nombre de transports par jour que vous avez tenu.
- Urgence pré-hospitalière, garde départementale, régulation SAMU : les gardes que vous avez effectuées et votre pratique de la transmission à la régulation.
- Prise en charge du patient, surveillance, gestes d’urgence : l’AFGSU 2 et une situation où vous avez dû intervenir pendant un transport.
- Brancardage, port de charges, matériel (brancard, chaise portoir, oxygène) : le matériel que vous utilisez et votre aptitude physique.
- Désinfection du véhicule, feuille de route, prescription médicale de transport : votre pratique des procédures et de la traçabilité.
- Disponibilité nuits, week-ends, astreintes, longue distance : vos disponibilités exactes et les rythmes déjà tenus.
Avec de l’expérience : les faits qui comptent
Si vous exercez déjà, choisissez deux ou trois faits et reliez-les au poste visé : le type de société (nombre de véhicules, part d’urgence et de programmé), les transports que vous réalisez (dialyses, sorties d’hospitalisation, urgence pré-hospitalière, longue distance, pédiatrie), les gardes tenues, la conduite sans sinistre, le matériel que vous maîtrisez. Un ambulancier d’une société de transport programmé qui postule dans une entreprise qui assure la garde départementale dira ce qu’il sait déjà faire et ce qu’il vient chercher : plus d’urgence, le travail avec la régulation, les interventions au domicile.
Expliquez le changement sans dénigrer votre employeur : une société plus proche, des gardes mieux réparties, un parc plus récent, l’envie d’urgence ou au contraire d’horaires plus réguliers, un projet d’évolution vers la régulation ou l’exploitation. Terminez par la date de disponibilité et les gardes que vous acceptez, nuits et week-ends compris si c’est le cas, et rappelez en une ligne vos titres et leurs dates. Le gérant doit pouvoir vous placer sur un planning sans vous rappeler.
Sans expérience ou en début de carrière
Un ambulancier tout juste diplômé a derrière lui les stages du DEA, en entreprise de transport sanitaire, en service d’urgences, en SAMU ou en service de soins : décrivez-les par leurs lieux et leurs gestes. « Trois semaines au SMUR, participation aux interventions en équipage, prise des constantes, brancardage, transmissions à la régulation » dit plus qu’un « stage en urgence ». Donnez les faits obligatoires dès les premières lignes : date du DEA, ancienneté du permis, attestation préfectorale, vaccins.
Si vous êtes auxiliaire ambulancier, dites-le clairement, avec les transports que vous pouvez assurer (VSL seul, ambulance en équipage) et votre projet de préparer le DEA. Une expérience antérieure de conduite professionnelle, de secourisme (bénévolat, sapeur-pompier volontaire) ou de relation avec des personnes fragiles compte et se nomme. Donnez vos disponibilités sans réserve sur les gardes si vous les acceptez : pour un premier poste, c’est souvent ce qui décide.
La structure d’une lettre de ambulancier en trois temps
La lettre tient sur une page, en quatre paragraphes. D’abord vous : l’offre, l’établissement ou l’entreprise, ce que vous en avez compris. Puis moi : deux ou trois faits de votre parcours qui répondent aux mots de l’annonce, avec les éléments que ce métier exige (voir « Prérequis »). Puis nous : ce que vous proposez, disponibilités, date de début, rencontre. Enfin une formule de politesse sobre.
- Prérequis : Diplôme d’État d’ambulancier (DEA), ou formation d’auxiliaire ambulancier pour exercer comme équipier et en VSL.
- Prérequis : Permis B de plus de trois ans (deux ans en conduite accompagnée), hors période probatoire.
- Prérequis : Attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance, délivrée après un examen médical.
- Prérequis : Vaccinations réglementaires des professionnels de santé à jour, dont l’hépatite B.
- Prérequis : Attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (AFGSU) de niveau 2, incluse dans la formation au DEA.
Pour un stage de ambulancier
Pour un stage du DEA, la demande s’adresse au gérant ou au responsable d’exploitation de la société, ou au cadre du service hospitalier, et précise les dates fixées par l’institut, les compétences à valider et votre statut d’élève. Nommez ce que vous voulez pratiquer (transports programmés, urgence, longue distance, pédiatrie) et donnez vos titres déjà acquis : permis et son ancienneté, attestation préfectorale, AFGSU. Une entreprise accueille plus volontiers un élève qui accepte les horaires réels, gardes comprises.
Candidature spontanée : à qui écrire, quoi dire
Les sociétés de transport sanitaire recrutent souvent hors annonce, au gré des départs et des gardes à couvrir : la candidature spontanée s’adresse au gérant ou au responsable d’exploitation, par courrier ou en main propre au dépôt, et donne en quelques lignes vos titres et leurs dates, le permis et son ancienneté, l’attestation préfectorale, les transports que vous connaissez et vos disponibilités, nuits et week-ends compris. Joignez le CV et proposez un entretien au dépôt ou une journée d’essai en équipage.
En reconversion vers le métier de ambulancier
Beaucoup d’ambulanciers viennent de la conduite professionnelle, de la logistique, de l’aide à la personne ou du secourisme bénévole. Votre lettre relie votre métier précédent au poste (conduite, port de charges, rythme, relation avec un public fragile), nomme ce que vous avez vérifié du métier (immersion dans une société, stage, engagement de sapeur-pompier volontaire) et dit où vous en êtes de la formation : auxiliaire ambulancier déjà obtenu, inscription en institut, financement par un dispositif de transition professionnelle. Rappelez l’ancienneté de votre permis, condition d’entrée.
Les erreurs qui coûtent
- Parler de passion du secours sans donner le DEA, l’ancienneté du permis ni l’attestation préfectorale, les trois premières questions du gérant.
- Taire ses limites sur les nuits, les week-ends ou la garde départementale et les découvrir au premier planning.
- Présenter le transport programmé comme une corvée : il fait la majorité des journées et le gérant veut quelqu’un qui le tient.
- Confondre dans l’intitulé ambulancier et auxiliaire ambulancier, qui n’ont ni les mêmes prérogatives ni la même formation.
- Oublier d’évoquer sa conduite (sinistres, temps de conduite, soin du véhicule) alors que c’est un métier de la route.
- Dépasser une page ou ouvrir par « Je me permets de vous adresser ma candidature ».
Questions fréquentes
- Quelles conditions pour postuler comme ambulancier ?
- Le diplôme d’État d’ambulancier, un permis B de plus de trois ans (deux ans en conduite accompagnée), l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance délivrée après visite médicale, et des vaccinations à jour. L’auxiliaire ambulancier, formé plus brièvement, peut exercer en équipage et seul en VSL. La lettre donne ces éléments et leurs dates dès les premières lignes.
- Comment écrire une lettre d’ambulancier jeune diplômé ?
- Donnez d’abord les titres et leurs dates, puis décrivez vos stages par leurs lieux et leurs gestes (SMUR, urgences, société de transport), puis vos disponibilités sur les gardes. Une expérience de conduite professionnelle ou de secourisme, même bénévole, compte et se nomme. Terminez par la date de prise de poste possible.
- Peut-on postuler comme auxiliaire ambulancier sans le DEA ?
- Oui, sur les postes d’auxiliaire ambulancier, qui demandent une formation courte, le permis avec l’ancienneté requise et l’attestation préfectorale. Visez cet intitulé dans l’objet, dites quels transports vous pouvez assurer et si vous comptez préparer le DEA, et précisez vos disponibilités.
- Faut-il parler des gardes et des nuits dans la lettre ?
- Oui, en une phrase précise : nuits, week-ends, garde départementale, astreintes, longue distance avec découcher. Le responsable d’exploitation construit son planning sur ces faits ; une disponibilité claire est souvent ce qui fait choisir une candidature.
- Comment postuler dans une société de transport sanitaire sans annonce ?
- Écrivez au gérant ou au responsable d’exploitation, par courrier ou en passant au dépôt, avec le CV et une lettre courte : titres et dates, permis et attestation, transports connus, disponibilités. Les sociétés recrutent au fil des départs et des gardes à couvrir ; proposer une journée d’essai en équipage est bien reçu.
Mis à jour le 21 octobre 2026.