Lettre de motivation coiffeur / coiffeuse : exemple et conseils
Une lettre de motivation de coiffeur ou de coiffeuse convainc un gérant de salon quand elle parle de son salon, pas du métier en général : la clientèle (femme, homme, mixte, barbe), les techniques que vous maîtrisez seul (coupe, coloration, balayage, brushing, lissage), votre rapport à la vente de produits et à la fidélisation, et vos disponibilités le samedi. Elle tient sur une page, nomme le CAP métiers de la coiffure et, s’il y a lieu, le BP, et donne deux ou trois faits tirés de vos salons précédents ou de votre apprentissage.
L’essentiel
- La coiffure est une activité réglementée : le CAP métiers de la coiffure est la qualification de base pour exercer, et le brevet professionnel (BP) coiffure est exigé pour diriger un salon.
- Un gérant recrute pour un fauteuil et un planning : le samedi travaillé, les nocturnes et la date de prise de poste pèsent autant que la technique.
- Les offres distinguent le coiffeur polyvalent, le technicien couleur, le barbier et le coiffeur confirmé : la lettre reprend l’intitulé exact et dit ce que vous faites seul.
- La vente de produits et la fidélisation font partie du poste : un salon vit du retour des clients et des ventes au bac ; la lettre en parle en faits.
- Le diagnostic, le conseil et la relation client comptent autant que le geste : une cliente revient pour la personne autant que pour la coupe.
Un premier paragraphe prêt à adapter
Une coiffeuse titulaire du CAP et du BP, en poste depuis quatre ans dans un salon franchisé de centre commercial, répond à l’annonce d’un salon indépendant pour un poste de coiffeuse polyvalente à temps plein, samedi travaillé.
Objet : Candidature au poste de coiffeuse polyvalente, réf. [référence de l’offre]
Madame, Monsieur,
Votre annonce pour un poste de coiffeuse polyvalente à temps plein décrit une clientèle mixte, des prestations de coupe, de couleur et de balayage, et une équipe qui travaille le samedi et un soir par semaine. Titulaire du CAP métiers de la coiffure depuis [année] et du BP coiffure depuis [année], je travaille depuis quatre ans au salon [nom de l’enseigne], où je réalise seule coupes femme et homme, colorations, balayages et lissages, avec une clientèle d’environ [nombre] personnes par samedi dont une part me demande nommément. Je propose et vends les soins au bac à chaque prestation et je prends le rendez-vous suivant avant l’encaissement. Je souhaite rejoindre un salon indépendant où le conseil prend plus de temps : c’est le sens de ma candidature, disponible à partir du [date], préavis compris.
Ce que le recruteur cherche vraiment
Le gérant ou la manager de salon qui lit votre lettre a un planning de rendez-vous à remplir et un fauteuil à pourvoir. Il cherche d’abord une personne disponible aux heures où le salon est plein, le samedi en premier, les veilles de fêtes, parfois en nocturne, et qui peut commencer à une date précise. Il veut ensuite savoir ce que vous faites seul dès la première semaine : shampooing et soins, coupe femme, coupe homme, barbe, brushing, coloration, mèches et balayage, lissage, chignon. Il regarde si votre expérience ressemble à son salon : clientèle mixte de quartier, salon franchisé à fort passage, salon haut de gamme sur rendez-vous, barbier.
Il lit ensuite ce qui fait revenir une cliente : l’accueil, le diagnostic avant la prestation, le conseil qui propose une couleur ou un soin sans forcer, la prise du prochain rendez-vous. Il veut aussi quelqu’un qui vend des produits au bac parce qu’il sait expliquer pourquoi, et qui tient son poste propre, désinfecte ses outils et respecte les temps de pause des colorations. Enfin, il regarde votre place dans l’équipe : passer le relais sur un brushing quand on est en retard, prendre un shampooing pour un collègue, encaisser et tenir l’agenda. Une phrase sur une cliente fidélisée vaut mieux qu’un paragraphe sur votre créativité.
Les mots des offres, et la preuve à donner pour chacun
Relevez dans l’annonce les mots qui reviennent et reliez chacun à un fait de votre parcours. Les plus fréquents pour ce métier :
- Coiffeur polyvalent, coiffeuse mixte : les prestations que vous réalisez seul, du shampooing à la finition, pour la femme et pour l’homme.
- Techniques de coloration, balayage, mèches, ombré : les techniques que vous maîtrisez, les familles de produits que vous connaissez et un exemple de diagnostic réussi.
- Fidélisation, développement de la clientèle : le nombre de clientes qui vous demandent nommément, la prise du prochain rendez-vous en fin de prestation.
- Vente de produits, conseil, revente : votre pratique de la vente au bac et la façon dont vous présentez un soin ou un shampooing.
- Disponibilité le samedi, nocturnes, périodes de fêtes : vos jours et horaires exacts, et les rythmes que vous avez déjà tenus.
- Hygiène, tenue du poste, désinfection du matériel : votre routine entre deux clientes et votre respect des protocoles du salon.
- Esprit d’équipe, dynamisme, sens du service : un remplacement accepté, une collègue aidée en plein samedi, un apprenti accompagné.
Avec de l’expérience : les faits qui comptent
Si vous coiffez déjà, votre lettre choisit deux ou trois faits et les relie au salon visé. Les faits qui parlent à un gérant : le nombre de clientes par jour en semaine et le samedi, les techniques que vous réalisez en autonomie (coupe, couleur, balayage, lissage, barbe), les familles de produits que vous connaissez, la part de ventes de produits que vous réalisez, la tenue de l’agenda et de la caisse, les années passées à travailler le samedi. Une coiffeuse de salon franchisé qui vise un salon indépendant haut de gamme dira ce qu’elle apporte (cadence, polyvalence, vente) et ce qu’elle vient apprendre (temps long du conseil, techniques de couleur avancées).
Expliquez le changement sans dénigrer le salon actuel : une clientèle différente, un temps plein après un temps partiel, un salon plus proche, l’envie de se spécialiser en couleur ou en barbe, un projet de BP ou d’installation auquel ce poste prépare. Si vous avez formé un apprenti, ouvert ou fermé le salon seul ou géré les commandes de produits, dites-le : ce sont les responsabilités qu’un gérant cherche à confier. Terminez par la date de prise de poste possible compte tenu de votre préavis et les jours où vous travaillez.
Sans expérience ou en début de carrière
Un jeune titulaire du CAP a deux ans de salon derrière lui grâce à l’apprentissage : c’est une expérience, à condition de la décrire par ses prestations. « Deux ans en alternance dans un salon mixte de centre-ville, shampooings, soins et brushings en autonomie dès la première année, coupes homme et applications de couleur en deuxième année, samedis travaillés » dit plus qu’un « apprentissage en coiffure ». Nommez ce que vous faisiez seul en fin de contrat, le type de salon et de clientèle, et les techniques que vous voulez approfondir. Si vous préparez le BP, dites-le avec le rythme d’alternance souhaité.
Dites ce que vous savez du salon : vous y êtes passé, vous avez vu la clientèle, la gamme de produits en vitrine, le style des coupes. Donnez vos disponibilités sans réserve si vous acceptez le samedi et les nocturnes, et la date à laquelle vous pouvez commencer. Proposez un essai d’une journée ou d’un samedi : la plupart des gérants veulent voir un shampooing, un brushing et un accueil avant de décider, et la lettre sert d’abord à obtenir cet essai.
La structure d’une lettre de coiffeur en trois temps
La lettre tient sur une page, en quatre paragraphes. D’abord vous : l’offre, l’établissement ou l’entreprise, ce que vous en avez compris. Puis moi : deux ou trois faits de votre parcours qui répondent aux mots de l’annonce, avec les éléments que ce métier exige (voir « Prérequis »). Puis nous : ce que vous proposez, disponibilités, date de début, rencontre. Enfin une formule de politesse sobre.
- Prérequis : CAP métiers de la coiffure, préparé en deux ans, le plus souvent en apprentissage ; c’est la qualification demandée par la quasi-totalité des offres.
- Prérequis : Brevet professionnel (BP) coiffure pour les postes de responsable, de manager de salon ou pour s’installer ; mention complémentaire coiffure coupe couleur pour approfondir la technique.
- Prérequis : Travail le samedi, station debout prolongée et manipulation quotidienne de produits chimiques : à accepter en connaissance de cause.
En alternance : ce qui change pour un futur coiffeur
La coiffure se recrute surtout en apprentissage : la lettre s’adresse au gérant, précise le diplôme préparé (CAP métiers de la coiffure, BP coiffure, mention complémentaire), le CFA, le rythme d’alternance et la date de début. Dites ce qui vous a amené à la coiffure par un fait (un stage de découverte, des coiffures réalisées pour des proches, un salon fréquenté) plutôt que par une passion générale, montrez que vous avez compris les samedis et la station debout, et proposez une journée d’essai. Pour un BP, dites les techniques que vous maîtrisez déjà et celles que vous venez perfectionner.
Pour un stage de coiffeur
Pour une période de formation en milieu professionnel, la demande s’adresse au gérant et précise les dates fixées par l’établissement, l’année de formation et les compétences à travailler : shampooing, soins, brushing, coupe, application de couleur, accueil et prise de rendez-vous. Dites ce que vous avez déjà pratiqué en atelier sur tête malléable ou sur modèles, vos horaires possibles et si vous pouvez être présent le samedi. Un salon accueille plus volontiers un stagiaire qui propose de prendre les shampooings et l’accueil dès le premier jour.
Candidature spontanée : à qui écrire, quoi dire
Une candidature spontanée se dépose en main propre au salon, hors des heures d’affluence, ou s’envoie au gérant par courriel ou via les réseaux où le salon publie ses réalisations. Elle nomme le poste visé (coiffeur polyvalent, technicien couleur, barbier), vos diplômes, les techniques que vous réalisez seul, vos jours de disponibilité et la date à laquelle vous pouvez commencer. Les salons recrutent souvent sans annonce, au départ d’une collaboratrice ou à l’ouverture d’un fauteuil : une lettre courte avec un CV et quelques photos de vos réalisations est relue le jour venu.
En reconversion vers le métier de coiffeur
La reconversion passe par le CAP métiers de la coiffure, accessible en un an aux adultes déjà diplômés, en CFA, en école privée ou en GRETA, souvent financé par le compte personnel de formation ou un projet de transition professionnelle. Votre lettre explique ce qui, dans votre métier actuel, vous a préparé au salon (relation client, vente, station debout, rythme du samedi), ce que vous avez vérifié du métier (stage d’immersion, journées passées en salon) et comment vous organisez l’année de formation. Un gérant apprécie un adulte qui sait déjà accueillir et vendre ; la technique s’apprend ensuite.
Les erreurs qui coûtent
- Parler de créativité et de passion pour la mode sans nommer une technique, une clientèle, un samedi travaillé.
- Taire ses disponibilités du samedi et des nocturnes, première question du gérant.
- Envoyer la même lettre à un barbier, à un salon franchisé de centre commercial et à un salon haut de gamme sur rendez-vous.
- Oublier le CAP, le BP ou la mention complémentaire, alors que l’activité est réglementée et que le gérant les vérifie.
- Ne rien dire de la vente de produits ni de la fidélisation, alors que le salon en vit.
- Dépasser une page ou ouvrir par « Je me permets de vous adresser ma candidature ».
Questions fréquentes
- Peut-on travailler comme coiffeur sans le CAP ?
- La coiffure est une activité réglementée : la prestation est réalisée par une personne qualifiée (CAP métiers de la coiffure au minimum) ou sous son contrôle effectif. Un salon peut embaucher un apprenti ou un shampouineur sans diplôme, mais les postes de coiffeur demandent le CAP ; pour diriger un salon, le BP coiffure est exigé.
- Comment écrire une lettre de motivation de coiffeuse sans expérience ?
- Remplacez les postes par votre apprentissage et vos stages, décrits par leurs prestations : shampooings, soins, brushings, coupes réalisées seule en fin de contrat. Dites votre disponibilité le samedi, votre date de début possible et proposez un essai d’une journée. Un gérant juge sur un shampooing et un accueil ; la lettre sert à obtenir cet essai.
- Faut-il parler de la vente de produits dans la lettre ?
- Oui, parce qu’elle fait partie du poste dans presque tous les salons. Dites comment vous présentez un soin ou un shampooing pendant la prestation, la part de vos clientes qui repartent avec un produit si vous la connaissez, et votre aisance avec les objectifs. Un gérant lit « vente » comme une compétence, pas comme une corvée.
- Quelle lettre pour un poste de barbier ?
- Reprenez le vocabulaire des offres : coupe homme aux ciseaux et à la tondeuse, dégradés, taille de barbe, rasage à la lame ou à la shavette, soins du visage. Dites ce que vous réalisez seul, la clientèle que vous avez servie et votre rythme le samedi. Si vous venez de la coiffure mixte, dites ce que vous venez perfectionner.
- Comment présenter un portfolio de réalisations avec la lettre ?
- Mentionnez-le en une ligne, avec un lien vers un compte professionnel ou un dossier de photos, en précisant que les clientes ont donné leur accord. Choisissez des réalisations qui ressemblent à ce que fait le salon visé : des balayages pour un salon qui met la couleur en avant, des coupes homme pour un barbier. Dix photos nettes valent mieux que cinquante.
Mis à jour le 21 octobre 2026.